Dans les coulisses de c'est mon choix, pour Evelyne Thomas.

Un soir de gala avec Michel Marsan à Saint-Jean, près de Toulouse, l'équipe de « C'est mon choix » me rappela pour une nouvelle apparition sur leur plateau. Ils me dévoilèrent le thème de l'émission qui était en préparation et me demandèrent d'y participer. Je me souviens que cette soirée de gala, à laquelle je participais avec Michel, était réalisée en l'honneur de joueurs de tennis. L'idée de la production de « C'est mon choix », était de cacher derrière un rideau une personne qui devait parler ou chanter. Le public ne devait pas la voir et dire seulement si la personne cachée était l'artiste qu'elle prétendait être ou un imitateur. L'émission eut lieu en juillet et l'invité d'honneur fut le chanteur Gilbert Montagné. Il se prêta au jeu avec une certaine bonhomie. L'enregistrement se fit à la Maison de la Radio à Paris. Nous sommes quelques imitateurs à participer à l'émission. Je retrouvais en cette occasion Raphaël Lacour et Thierry Garcia. Je fis deux imitations : Elie Kakou et Nougaro. Pour l'imitation de Elie Kakou, je vous livre les commentaires de Gilbert Montagné à qui, avec malice, Evelyne Thomas demanda de dire ce qu'il pensait de cette voix.
« Etait-ce le vrai ou le faux Elie Kakou, derrière le rideau » ?
Il hésita et finit par lâcher 
:  "Je ne crois pas que ce soit Elie, mais si c'est son imitateur c'est vachement bien fait puisqu'il a chopé toutes les intonations qu'Elie faisait."
Au sujet de mon interprétation de celle de Nougaro, il dit 
:  « Alors là, vraiment je ne sais pas! Claude aurait pu parler avec cette voix tout près du micro»-
il marqua un silence et reprit 
: « Je ne sais pas, on va voir, de toute façon aujourd'hui j'ai emmené les deux ».
Evelyne Thomas fit lever le rideau et annonça : Il s'agit de Eric Fériano.

Je franchis le rideau et emmenai le public dans un embarquement immédiat sur la chanson « Armstrong ». L'émission s'était très bien passée. Je m'y étais senti hyper à l'aise, presque comme à la maison. A la fin de l'enregistrement, Evelyne Thomas nous confia combien elle appréciait les imitateurs. Elle était épanouie et heureuse. Ca se lisait dans son sourire. Cette fois-là, le plateau avait reçu Eric Feriano, l'artiste, pas le numéro X, d'un concours de talents.... J'en étais fier mais n'oubliais pas de rester lucide. Peut-être était-ce le début de la réalisation de mon grand rêve, celui d'être vedette télé, de faire des duos avec les plus grands et d'être sur les magazines. Beaucoup d'artistes ont ramé à leurs débuts. Charles Aznavour, Jacques Brel, et tant d'autres.... Nous savons où ils sont arrivés en persévérant et en ne lâchant pas leur destin aux critiques des gens bien-pensants de la profession. Ceux dont le seul souci est de descendre l'artiste avant qu'il ne soit monté, ceux qui donnent aux gens ce qu'il faut entendre, voir, lire......
J'aime citer en exemple la carrière de Henri Salvador....
Son retour aussi éclatant qu'inattendu avec son CD « Chambre avec vue » l'a consacré.
La reconnaissance à quatre vingt trois ans, alors que plus personne, dans le milieu du disque, ne voulait entendre parler de lui. Les plus grandes maisons d'édition musicale n'avaient même pas pris soin d'écouter cet album ! Ce que j'ai écrit, c'est ce qu'avait dit Henri Salvador en d'autres termes, bien sûr.
Il avait dit que le rôle des maisons de disques était d'écouter ce que les artistes envoyaient....
Connus ou inconnus.
Je n'ai nullement la prétention de me prendre pour un de ces grands artistes. Je souhaite seulement que l'on me donne ma chance et que l'on me laisse le temps d'éclore, d'être encore plus beau et meilleur. Tout va très bien dans ma vie, je suis assez heureux, assez entouré bien que je sois toujours célibataire et en manque d'affection. L'essentiel reste que je me sente bien. J'ai l'impression de réussir un peu ma vie. J'ai réalisé une partie de mes rêves. Je suis presque ravi mais je ne perds pas le nord.
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# Posté le dimanche 01 juillet 2007 12:58

Modifié le samedi 30 août 2008 14:29

Les coups d'humours pour TF1 depuis Toulouse.

Coté carrière, je fis une audition pour le Printemps du Rire de Toulouse. Ce festival devait préparer une grande soirée à la salle Nougaro, 
« Les Coups d'Humour » pour TF1.
Nous étions quarante candidats à nous présenter, auxquels il fallait ajouter quelques imitateurs connus de la région. Parmi eux, Thierry Garcia, finaliste de « Graines de Star » de M6.
Sans fausse modestie, à ma grande surprise, je fus sélectionné pour participer à cette émission pour laquelle j'avais déjà essayé de m'inscrire auparavant et sans succès.
Toulouse c'était mon chez moi, alors pourquoi y aurait-il eu une raison pour que cette audition se passât mal ? On m'a retenu après que j'eus fait une parodie de la Star Academy avec la voix d'Elie Kakou. Je remerciai la production de m'avoir gardé et on me répondit 
:  « Non, tu te le dois par ton travail ».
Fier de moi ? Oui, je l'étais. C'était parmi mes rêves que de faire une telle émission.
Elle réunissait les nouveaux talents d'humoriste de toute la France. Ca m'a donné une pêche d'enfer, l'envie, un moteur pour continuer. Ainsi me trouvais-je invité sur le plateau de TLT, pour parler de mon métier et de cette chance offerte.
Sylvie Roux fera ensuite un petit article sur La Dépêche du Midi qu'elle intitula
« IMITATEUR A SUIVRE ».
L'émission fut enregistrée au mois d'avril 2002. C'était une grande organisation avec de très gros moyens. Les invités d'honneur étaient les duettistes les Chevaliers du Fiel. J'étais amusé de les voir, alors que quelques années avant, je les recevais dans le petit studio de Radio Plus aux Minimes, pour leur promo de « La Simca 1000 ». Les balances et les réglages du son durèrent toute l'après-midi. Toutes les mises au point techniques avec les éclairages et les prises de son étaient orchestrées par le réalisateur Claude Fournier, responsable de l'humour sur TF1.
Le soir venu, beaucoup de monde se trouvait dans la salle. J'avais invité Jo et sa copine à venir assister à l'enregistrement. Mon frère était encore absent pour ce moment important de ma vie. Quant à ma mère......
On nous mit des amuse-gueules dans les loges pour nous restaurer à volonté. La maquilleuse s'occupa de nous donner un teint plus agréable à voir à l'écran. Francis, des Chevaliers du Fiel, et moi avons discuté. Il me confia qu'ils étaient fatigués et qu'ils n'en pouvaient plus. Je l'écoutais tout en me disant;
« Si j'avais la chance qu'ils ont, je ne me plaindrais pas... ».
Cet enregistrement ne fut pas ma meilleure prestation. Je n'ai pas su profiter de ce moment important dans ma carrière. Le stress de l'enjeu avait eu raison de mon envie de réussir une superbe démonstration.
Malgré tout, je tirais néanmoins une certaine fierté de moi.
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# Posté le dimanche 01 juillet 2007 06:15

Modifié le samedi 30 août 2008 14:31